https://www.pinterest.fr/sophiebogard/ Ego .... quand je te vois ... (2ème partie)

Ego .... quand je te vois ... (2ème partie)


Selon Jung,

le Moi est " la crispation de la conscience".

Nous abordons donc ici la suite de cette réflexion sur nous mêmes pour mettre à jour les autres aspects de l'Ego, et enfin "décrisper notre conscience" afin de lui redonner toute sa splendeur.

L’Ego ou la calomnie aveugle

L’Ego revendique l’universalité de sa réalité en détruisant chez l’Autre ce qui ne lui appartient pas . Aveuglé, il n’a plus de mots assez durs, calomnieux et mensongers afin de réduire le plus possible l’Autre.

Il impose sa vérité aux dépens de celle de l’Autre.

Il décrit avec force la logique de son raisonnement et calomnie la perception apparente de l’attitude de l’Autre.

L’Ego emploie l’agression déstabilisatrice pour raser toute aspérité discordante. Ainsi vidé des fondements de sa propre vérité, l’Autre peut accueillir la réalité choisie par son Ego.

Quand je cible l’Autre des saillies de mon Ego,

je me tourmente en luttant contre l’esprit de vérité car JE SUIS REBELLE.

L’Ego ou l’empathie dévoyée

Il revendique le droit à ce que sa souffrance intérieure soit reconnue par l’Autre. Il appâte l’empathie de l’autre de sa triste flamme. Il mendie un regard compatissant et exige des signes extérieurs d’empathie à son égard. Cette noble qualité doit lui être accordée sous prétexte que sa souffrance est insupportable. Quand il obtient l’expression de la part de l’Autre, il s’en cajole. Il en dévoie l’essence même afin de transformer cette vertu en source d’énergie à son seul profit. Il récompense la soumission de l’Autre en encensant sa nature empathique afin de le maintenir dans ce schéma de prédation énergétique.

Quand j’attends de l’Autre de l’empathie à mon endroit,

je me tourmente en dévoyant cette vertu divine car JE SUIS REBELLE.

L’Ego ou le jugement cynique

L’Ego se pèse lui-même dans le regard de l’Autre. L’abaissement de l’Autre le grandit dans sa vérité étroite et la dévalorisation de lui-même le consolide dans sa vérité étroite. Il rejette la perfection en toute chose. L’imperfection des apparences représente son seul entendement.

Lorsque je mesure l’Autre,

je me tourmente en m’empêchant de le voir comme une partie insécable de moi-même car JE SUIS REBELLE.

L’Ego ou la projection perpétuelle

L’Ego essaye d’engendrer des vibrations de peur et de solitude chez l’autre, cachant sa peur et sa solitude intérieures et ceci après avoir rejeté le divin, source d’unification de toute chose. Il est le chantre de la morale toute humaine, consommant la lente renonciation à la conscience incarnée. La périphérie de l’être et tout ce qu’elle projette sur l’Autre édifie toute la vanité du royaume égotique de l’apparence. Au zénith des artifices du monde temporel, l’Ego se condamne sans le savoir à une voie sans issue.

Quand je suis dans la compromission de mon être,

je me tourmente en couronnant mon orgueil car JE SUIS REBELLE.

L’Ego ou les guenilles de l’impuissance.

Il porte le glaive de sa propre abdication, frappant éperdument le bouclier de celui qui est dans le Cœur. Le refus de voir sa propre incapacité à Etre, pousse l’Ego à sans cesse répéter ses échecs.

À la mesure de ses espoirs d’être le maître, il attend tout de la vie temporelle et rien de la vie céleste. La puissance d’un Etre s’établit quand ce n’est plus le corps qui réagit avec toutes les émotions possibles mais lorsque c’est l’énergie du Cœur qui vibre.

Lorsque je m’effondre face à la répétition de mes échecs,

je me tourmente en ne recevant pas dans mon esprit la vibration du Cœur car JE SUIS REBELLE.

Il faut bien sûr commencer par accepter cela , voir la réalité en face, être honnête envers soi même pour changer, effectuer une transformation profonde et ainsi se tourner vers son Soi, son Essence, son Etre...

Pour me réapproprier toute notre Lumière, nous devons faire face à notre Ombre. L’expérience de la conscience incarnée est un plongeon dans l’une des créations divines les plus abouties, celle des émotions duelles. Chacune renferme le dévoiement le plus extrême tout en recelant le potentiel le plus extraordinaire d’évolution de l’être.

Longtemps, nous nous considérons comme le timonier de notre existence, voguant au gré de nos seules envies et affrontant les orages que les autres nous imposent.

Ô combien sommes nous dans l’erreur !

La navigation sous le vent ou au vent n’est pas un choix de la conscience incarnée. Il nous faut reconnaître enfin que ces choix ne traduisent que des réflexes de notre maître Ego. Parallèlement, il faut reconnaître combien notre âme induit les situations à traverser pour nous inviter à mettre notre Ego au service du divin en Soi. Mettre la personnalité au service du Soi et non l'inverse.

Vaste tâche qui nous incombe et qui nécessite une descente dans les profondeurs, dans nos profondeurs, pour y mettre de la Lumière et reconnaître notre splendeur, la splendeur de "notre Nom" (Annick de Souzennelle) et ainsi la mettre au service dans une énergie de Vérité et d'Absolu.


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